Nos temps modernes

Résumé : On voyait, jadis, la télévision en famille, on la regarde aujourd'hui chacun pour soi. Le travail était standardisé, rigide, il est devenu polyvalent, flexible. Les institutions étaient paternalistes, autoritaires ; elles sont devenues permissives, voire libérales. Un sentiment d'unité habitait le monde, c'est celui d'insécurité qui domine. D'aucuns dénoncent le " capital financier ", laissant intacte la question de savoir comment, pourquoi ce mauvais génie est sorti de sa bouteille. D'autres incriminent la " fin du travail ", tombeau d'une civilisation capitaliste emportée par son propre productivisme. D'autres enfin s'en remettent à une explication purement culturelle, l'âge de l'individualisme, qui expliquerait à elle seule la tentation néolibérale. Chacune de ces théories désigne un aspect du problème, mais aucune ne peut expliquer la force du renversement à l'œuvre. Pour trouver le sens caché de notre époque, il faut rien moins que les affronter toutes. Non pas " fin du travail " mais " travail sans fin ", parfois jusqu'à l'épuisement psychique. Non pas fin des valeurs, mais fin des relais (la " première chaîne ", la famille...) qui les soudaient auparavant aux valeurs privées. Ere, enfin et surtout, non pas du capital financier mais du " capital humain " tout juste commencée, par quoi " nos " temps modernes peuvent trouver une signification qui les porte.
Type de document :
Ouvrage (y compris édition critique et traduction)
Flammarion, 160 p., 2008, Champs, numéro 498
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Contributeur : Caroline Bauer <>
Soumis le : dimanche 14 avril 2013 - 18:38:37
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Daniel Cohen. Nos temps modernes. Flammarion, 160 p., 2008, Champs, numéro 498. 〈hal-00813017〉

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